Amour sans frontière, un peu de notre histoire…

Tout a commencé lors d’un voyage – tout, ou presque, commence toujours pendant un voyage. Cette fois-ci, nous revenions d’un long périple sur les routes de Tarfaya… Après une nuit à la belle étoile dans les dunes de Chegaga, Sahara occidental, nous avons fait un détour par Ouarzazate avant de sillonner les montagnes de l’Atlas Marocain. En route, nous nous sommes éblouis devant l’artisanat local, mais aussi face à la présence des femmes berbères Amazigh qui perpétuent une tradition ancestrale en tissant à la main des tapis qui sont aujourd’hui prisés dans le monde entier.

J’avais depuis longtemps très envie de découvrir le travail de ces femmes, parce qu’il est chargé en Histoire, éthique, artisanal… Et qu’il témoigne de la puissance du féminin. Des thèmes qui me tiennent à cœur depuis longtemps, surtout depuis que j’ai choisi ce mode de vie nomade et engagé. Mais je dois avouer que je ne m’attendais pas à en ressentir autant les vibrations. En me retrouvant la première fois dans l’atelier qui allait nous accompagner par la suite, dépliant le tout premier tapis berbère de deux mètres sur trois qu’on m’a présenté ce jour-là, j’ai compris que ces tapis étaient bien plus que ce qu’ils donnaient à voir… Ce ne sont pas seulement des objets de décoration : ce sont des aquarelles, des scènes de vie, des peintures rupestres, des invocations… Certains d’entre eux sont même tissés dans le but d’éloigner le  « mauvais oeil » ou bien les énergies parasites. Et pour en avoir tout un stock entreposé chez moi, je vous garantis que leur seule présence suffit à changer les vibrations d’une pièce.

C’est donc en tombant en amour pour l’artisanat de l’Atlas marocain qu’avec mon partenaire  – lui-même berbère Amazigh et donc profondément lié à ces traditions ancestrales, nous avons décidé nous aussi de tisser, non pas un tapis mais un pont entre nos deux cultures. De cette façon, nous espérons contribuer à la pérennité de ces traditions, à faire connaître le travail de ces femmes et, de fil en aiguille (ou plutôt de pelote de laines en métier à tisser) à contribuer à un cercle vertueux. 

Ces tapis, qui sont issus des tribus Beni OuarainAzilal et Boujaad, sont donc tissés à la main par une coopérative située dans le Moyen Atlas marocain. La plus âgée d’entre elles a 101 ans. Leur travail se perpétue de génération en génération, et se transmet de mère en fille – bien qu’aucune d’entre elle ne soit réellement initiée à la technique. L’apprentissage se fait uniquement par l’observation, ce qui rend la tâche encore plus incroyable ! Et c’est donc un honneur de pouvoir supporter leur artisanat (surtout en ces temps incertains) mais aussi leur Histoire puisque chaque tapis, comme les tisseuses l’expliquent elles-mêmes, est une nouvelle occasion pour elles de laisser leur empreinte dans le monde. 

Chaque pièce est donc unique, tissée à la main – parfois pendant plus d’un mois pour les plus grandes pièces – dans une laine qui, pour ces peuples, est sacrée ! Parce qu’elle provient de leur propre élevage de moutons, cette laine est donc d’une qualité exceptionnelle. Ce qui explique aussi pourquoi ces tapis sont si recherchés : ils sont entièrement tramés à la main – là où les machines détériorent largement la qualité du matériel. Et bien sûr, leur beauté, leur sens de l’esthétique et leur force sont pareils à des œuvres d’art… Ils ont d’ailleurs longtemps exalté les artistes du XXe siècle –  Matisse appelait les tapis Beni Ouarain « les Géants Blancs » tandis que Le Corbusier s’en inspirait librement pour son architecture.

On y retrouve des symboles berbères, notamment le losange et les zigzags qui représentent la femme ou en tout cas l’énergie féminine. Mais aussi des formes graphiques ou bien abstraites symbolisant la dualité, la foi, la naissance, la nature, l’amour… Pour les Beni Ouarain, c’est un style plutôt minimaliste et épuré. Pour les Boujaad, une composition étonnante qui pourrait presque ressembler à de l’Aquarelle. Pour les Azilal, motifs aux couleurs vives sur fond blanc, un subtil mariage de sobriété et de modernité. Mais le mieux reste encore de les découvrir par vous-même, laissez-vous porter – j’aime à penser que c’est le tapis et donc, par extrapolation, la femme qui l’a tissé qui vous choisit et non l’inverse.

Parce qu’il nous tient à cœur de travailler en toute transparence, nous tenons à ce que vous sachiez d’où ces tapis viennent (de l’Atlas marocain, donc) qui les ont faits (la coopérative avec laquelle nous travaillons) et comment ces personnes profitent de notre concept. Vous le savez peut-être, ces tapis ont le vent en poupe et se vendent une fortune en Europe mais, dans le souci d’être les plus éthiques possibles et fidèles à nos convictions, nous avons décidé de rester raisonnables. Les tarifs que vous trouverez ici comprennent ainsi la livraison depuis le Maroc (à partir de 100€ d’achat). 

Le reste est donc en partie reversé à la coopérative qui produit les tapis, et enfin nous qui faisons la démarche d’aller choisir et transporter les pièces que vous retrouvez ici. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez opter pour le paiement en quatre fois sans frais, en choisissant tout simplement l’option au moment de votre commande sur Paypal.

Merci à tous ceux qui nous soutiennent, 
Et à ceux qui nous rejoignent 

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Paiement en 4x sans frais avec PayPal à partir de 50€

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